Le collectif soignant d'une clinique psychiatrique humaniste souhaite devenir une Société Coopérative (SCIC)

Quel devenir pour l’association ?


En prévision de l’AG du 20 juin, que vous puissiez être présent.e ou non, vous pouvez remplir le formulaire ci-dessous pour nous faire part de vos souhaits, de vos envies, de vos retours sur le devenir possible de l’association.

Evidemment, les réponses sont anonymisées et aucun usage commercial n’en sera fait.


Les réponses

Vous pouvez, si vous le souhaitez, consulter les contributions qui ont déjà été apportées.

(cliquez sur les questions pour déplier le contenu et lire les réponses)

Pensez-vous qu'il faut poursuivre les actions de l'association ?
  • Oui : 23
  • Non : 0
  • Je ne sais pas : 3
Souhaitez-vous vous investir dans l'association ?
  • Oui, en tant que membre : 14
  • Oui, en tant que candidat au CA : 2
  • Non : 11
Périmètre du futur de l'association
toutes les institutions ou associations s'inspirant de la PI dans le 41 me semblent avoir besoin d'aide! Au moins.. +Rôle de veille évidemment sur ce qui va se passer à la Chesnaie
Pourquoi ne pas axer l'association sur le soutien aux clubs qui expriment des difficultés à fonctionner dans les différents lieux de soins où ils existent encore ? Utiliser les savoirs-faires et les réseaux des membres de l'asso pour alléger la charge au quotidien des personnes souvent bénévoles qui font fonctionner les clubs, collecter et créer des traces utilisables pour les générations futures des dispositifs, manières de faire et savoirs-faire que découvrent et redécouvrent des bénévoles engagés qui ont du mal à faire leur travail, soutenir leur militance ET faire le travail de transmission et de diffusion de leurs pratiques
Pas uniquement sur le devenir de la Chesnaie, psychothérapie institutionnelle, club thérapeutique, psychiatrie
S’il est nécessaire de protéger le plus possible l’identité de La Chesnaie , la destructivite en œuvre massive de la psychothérapie institutionnelle et de la singularité du soin dans une approche plurielle pour des enjeux purement de loobiyng ( fFondamental) et du rôle délétère de l’HAS sont à dénoncer. Partout la psychothérapie institutionnelle et la clinique subjective sont attaqués ( services fermés, délégations financières au médico social.. postes supprimés.. ) Il s’agit d’une destructivite en marche depuis de longues années dont La Chesnaie a fait les frais dans les premières structures emblématiques… bon courage à vous
Élargissement. Par exemple tenir des espaces de réflexion et de dialogues avec les soignants d'autres lieux. Maintenir vivante la théorie et l'expérience de la psychothérapie institutionnelle.
Champ plus large
Je pense qu 'elargir le champ d'action à la psychothérapie institutionnelle serait un beau projet
Elargir à un champ d'action plus large
Le plus large périmètre possible, car "ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés". Privé, public, social, médico-social : tous les espaces où le soin indissociable de l'humanisme a été remplacé par la rentabilité, les objectifs à atteindre et les exigences d'actionnaires et de politiques totalement déconnectés du care sont concernés. Tout l'historique des rivalités entre "ce qui est du soin" et "ce qui est du social", les jeunes , les plus du tout jeunes, ceux qui viennent d'ailleurs, les precaires,.les vulnérables, les improductifs (!) a contribué à la faillite des systèmes scolaires, pénitentiaires, hospitaliers etc. Ces clivages peuvent ils être soignés sur le long terme ?
Élargir à toute La psychothérapie institutionnelle
Le devenir de la Chesnaie, de la psychothérapie institutionnelle, d'un système de soin humain, d'une société respectueuse de l'individu, tout est lié et la défense d'une chose revient à la défense de toutes les autres.
L'objet futur de l'association répond en partie à la question du périmètre… mais élargir son champ d’action à la psychothérapie institutionnelle, voire à un champ plus large: est-ce seulement humainement possible actuellement? pensez-vous à solliciter de nouvelles forces vives, des groupes de réflexion, des modes de séminaires? je veux bien en être avec joie. (ça couvre un peu aussi les modes d'action).
La poursuite de l'assoc' dépend si des personnes s'engagent vraiment ET mon engagement dépendra de la direction que prendra l'assoc'. A savoir… J'aimerais que l'assoc' perdure si et seulement si elle élargit s'élargie au niveau national voire international (Argentine, Brésil…), qu'une cartographie des divers lieux soit mise en place ET que les soigné.es ai vraiment leur place, pour ne pas tomber dans l'entre-soi.
PI et réseau PI sur région
Il me semble juste d'élargir la focale de l'association à la psychiatrie dans son ensemble. À travers les attaques contre la psychothérapie institutionnelle et les approches psychanalytiques, c'est toute la psychiatrie humaniste qui est menacée. De fait, toute approche un tant soit peu sensée et soignante en psychiatrie vient puiser (parfois/souvent sans même le savoir) à la même source que la psychothérapie institutionnelle. D'ailleurs, on peut voir la réhabilitation psychosociale (la boîte à outils à la mode) comme une dérivation simpliste de la psychothérapie institutionnelle.
L'association doit se centrer sur le devenir de la Chesnaie, mais aussi élargir son champ d'action à la psychothérapie institutionnelle, et même à un champ plus large, touchant de près ou de loin à la psychothérapie institutionnelle.
Se centrer sur le devenir de la Chesnaie qui revient en fait à s’intéresser au devenir de la psychothérapie institutionnelle.
Continuer à se battre pour l'association et surtout pour la psychothérapie institutionnelle qui fonctionne très bien.
sauvegarder la psychothérapie institutionnelle
Défense de la psychothérapie institutionnelle notamment à la Chesnaie
Vraiment, je suis trop loin du terrain pour juger. Idem pour toutes les questions ci-dessous. Je suis venue de Paris à l'Assemblée Générale passée (2023?), je suis membre et souhaite vous soutenir, mais je ne connais pas assez le dossier pour juger honnêtement.
La centration peut être mutifocale À une époque le slogan était penser globalement agir localement Il reste pertinent
Objet du futur de l'association
Que 100 fleurs s'épanouissent , on peut créer des lieux en ville, des lieux de vie, des assoc, des accueils, des apparts, face à la disparition lente du secteur public! et face à l'avenir politique dans ce pays, notre résistance doit rejoindre un mouvement antifa plus large, comme aux premiers jours de la PI
L'association pourrait être un allié pour les forces vives au sein des institutions, elle pourrait rassembler un savoir et des soutiens concrets pour faciliter le travail collectif de terrain des bonnes volontés sur place dans les différents lieux, à partir de l'outil club qui est souvent le dernier bastion de la PI dans beaucoup de lieu
Défendre l'utilité du mouvement de la psychothérapie institutionnelle, Défendre et viser la pérennité des clubs thérapeutiques voir aider à la création de club au sein de structures psychiatriques.
Lanceur d’alerte médiatique? Organisation d’une résistance interne?
Cela recoupe ma réponse précédente. Réfléchir à des moyens de résistances dans le s prises en charges afin de maintenir la place de l'humain. Lien avec la culture au sens large.
Garder cet objet pour mémoire de la psychiatrie humaniste également ouvrir à l avenir
La recherche dans les modes de prises en charge des personnes en souffrance psychique en lien avec les créateurs d'art
Soutenir des lieux d'accueil plus petits et etre ressource pour eux (lieu de réflexion)
Remettre l'humain au centre du projet.
Soutenir tous les lieux de psychothérapie institutionnelle
Juste une question : Quels sont les liens avec la clinique de Saumery et les hôpitaux alentour ? Pensez vous que la clinique pourrait se transformer en un lieu de soins différent, par exemple soins études pour adolescents, en passant par la sfef ?
Je ne sais pas. L'objectif initial était très concret, reprise de la clinique par la SCIC. Si on enlève cette action il reste quelque chose d'idéologique, engagé et militant, mais toujours aussi primordial et vital à préserver. Je ne sais pas quelles formes concrètes cela peut prendre.
Pour connaître vos actions de très loin, votre expérience me semble tellement fondamentale. Il serait tellement dommageable (dramatique pour dire vrai) pour les personnes en immense nécessité de tirer un trait sur les usages lentement tissés à La Borde et la Chesnaie. C'est à pleurer d'impuissance. Alors cultivons nos puissances grâce à votre énergie (de dingue! si je peux me permettre le mot). Il me paraît tellement évident que vous avez tant à transmettre. Et si nous avons toustes fait ces promesses de dons, si vous avez passé tant de temps à monter un projet absolument viable, remettons, tout ce beau monde, un jeton ailleurs et autrement ?
Réactualisation du mouvement de Psychothérapie Institutionnelle c'est-à-dire vraiment réfléchir à une nouvelle résistance du XIXème siècle ET remettre en question, penser autrement ce qui a été pensé il y a plus de 70 ans! Modèle de son temps, soit patriarcal, colon et bourgeois : hommes blancs, hétéros, médecins donc "sains", bourgeois qui sous paient encore actuellement! Horizontalité des directions, médecins, soignant.es et soigné.es : juste être des sujets avec des fonctions et rôles différents et qui peuvent changer (il y a des directions, médecins et soignant.es qui auront peut-être un jour besoin d'être soigné.es – on en connait toustes!- et des soigné.es qui pourraient changer aussi de "statuts"). Entre autres et qui me paraît le plus urgent, plus "d'ouvertures citoyennes" pour les "pensionnaires", aller plus loin dans la reconnaissance des soigné.es en tant que sujet (par exemple que les Clubs thérapeutiques ne soient pas des simulacres de citoyenneté, qu'ils soient vraiment un lieu citoyen c'est-à-dire que les moniteurs ne soient pas sachants, surtout pas quand il s'agit de "délire ou psychose" car ils se protègent surtout eux-mêmes! J'en ai fais partie.)
Un objet ambitieux serait double : d'une part défendre et soutenir toutes les initiatives de soin qui se rattachent à une psychiatrie humaniste, holistique, centrée sur la personne, son histoire, sa temporalité (même si ces approches ne se revendiquent pas particulièrement de la psychothérapie institutionnelle, et même si elles ne relèvent pas uniquement de la psychiatrie, je pense notamment aux structures du médico-social, dont les usagers requièrent d'une façon ou d'une autre la prise en charge d'une détresse psychique) ; sauvegarder également l'idée de la psychiatrie comme un service public. D'autre part, attaquer, dénoncer et condamner deux menaces complémentaires : d'abord, les tentatives de détricoter, fermer, invisibiliser les lieux et méthodes qui ont fait leurs preuves (comme la Borde et la Chesnaie, mais pas que) et aussi toutes les tentatives de faire passer pour du soin des approches simplistes, court-termistes, au caractère lucratif parfois à peine voilé (cf le rachat par le groupe Emeis, anciennement Orpea, de cliniques psychiatriques). L'association pourrait ainsi s'appeler, par ironie : "la petite cause" (en référence à la grande cause nationale)
Avoir des informations par le biais des salariés et soutenir ou initier les actions qui garantissent la continuité de la pratique de la psychothérapie institutionnelle pour le plus grand nombre de patients.
Faire appel aux élus, média… Peut-être aller voir ce qui se fait dans les autres pays (Belgique, Canada). Contacté la fondation Oeuvre Falret.
Défense de la psychothérapie institutionnelle notamment à la Chesnaie
L'apprentissage à la pluri-référence. Face à un mouvement d'éradication négationiste peut être est-il intéressant de penser en termes de pluralité, et de ne pas juste renverser le désir d'effacement
Modes d'action
Il existe dejà tout un réseau alternatif de psycho et pédagogie institutionnelles , de clubs, d'associations , de collectifs , renforçons ce réseau pour nous faire entendre: après la catastrophe sanitaire mentale annoncée, on cherchera de "nouvelles" solutions, j'en fais le pari… et alertons les media. Où et comment former les jeunes soignants.?
Création d'un travail de collectage, de documentation des pratiques et des techniques pour faire marcher un club et ses grands organes, création d'un annuaire d'interlocuteurs sur des questions précises, peut-être d'une permanence vers laquelle les militants de terrain peuvent se tourner pour être moins seuls
– recueil d'écrits sur l'expérience de soins vécue par les patients, la durée de soins (tps plein, hdj), – recueil sur l'expérience soignante – développer ou maintenir des liens avec les organismes de défense de la psychothérapie institutionnelle
Espaces de rencontres,colloques, travailler avec les familles.
L union
A-t-il existé un documentaire filmé sur l'expérience de La Chesnaie ? Proposer des debats en France sur ces expériences thérapeutiques en faisant des liens avec le monde artistique, y compris la Bande dessinée ou avec France Culture.
Les membres de l'association ont déjà beaucoup exploré. Les futurs modes d'action seront à définir en fonction des orientations qui seront choisies.
Pas d’idées particulièrement originales
Prendre conseil auprès de la SFEF, l'Autre lycée à Tours les associations pour adolescents des environs ?
Je suis néophyte, pas du métier, je ne sais pas. L'échange d'idées et l'émulation qui en découle est essentiel. Peut-être de la vulgarisation ; la souffrance psychique touche bien plus de monde que les usagers et les soignants. La non considération de la souffrance psychique est presque un déni de soi.
de la formation/transmission pour les personnes directement concernées, les soignants, les aidants des paillettes et des sourires par ci par là ce que vous faites déjà non?
Mise en place de la cartographie comme évoquée dans les précédentes AG. Groupes de réflexion autour de sujet à penser et réactualiser. Un groupe, un sujet et mise en commun du travail à l'AG prochaine. Ré-intégrer l'Education Populaire dans la pensée du mouvement de PI (ce qui permet à tout le monde de participer, pas seulement à ceux qui ont l'intellect' pour le faire).
Avant tout, les voies institutionnelles : l'envoi de courrier/mail-type aux députés et sénateurs, la saisie de juridictions comme le conseil constitutionnel (via les recours en non-constitutionnalité ou autre) en se rapprochant pour ce faire d'avocats pro-bono et d'autres associations expérimentées dans les défenses des droits civiques (parce que bénéficier d'une psychiatrie de qualité est un droit civique). Suggérer ou porter des projets de recherche-action, en lien avec des universitaires, pour générer de l'evidence (puisque de nos jours tout est être "evidence-based" pour être crédible) quant aux bénéfices des approches que nous souhaitons défendre en psychiatrie et ailleurs. Documenter toute la littérature scientifique qui montre que le détricotage du service public de psychiatrie aujourd'hui est une bombe à retardement, y-compris économique (puisque c'est le seul argument que nos décideurs entendent), mais surtout humaine, car ce sont des personnes en grande souffrance qui vont se retrouver sans prise en charge digne. Utiliser le réseau de contacts dans les médias que les Ami·es de la Chesnaie ont constitué pour attirer l'attention sur la gravité et l'absurdité de la situation.
Je serais d'accord pour partager des projets, en cours ou déjà montés, susceptibles d'intéresser les membres de l'association, éventuellement même en élargissant…
Une information régulière par le biais d’une Lettre et d’autres actions à définir collectivement . Bien
soutien moral et financier de tout coeur avec les Chesnéens présents et à la tous ceux dont le passage à la Chesnaie à marqué la vie. No passaran JL
communication+++ alerter les médias
Pétitions, manifestations, plaidoyer, rencontre avec les décideurs, mise en mouvement d'organisations politiques, syndicales, associatives, d'élus…
Il faudra voir au fil de temps
Expériences similaires
à Blois, la TECI (au Hangar), le Halo, à VILLE EVRARD nous avons rencontré un collectif, "la trame" situé à saint Denis (93) très intéressant aussi..Journée organisée par l'assoc "A contre pied" etc etc, recensons toutes ces expériences
Les exemples actuels sont nombreux : Fondation Vallée, Centre Amado .. et toutes les souffrances individuelles des professionnels qui sont obligés de se soumettre à des pratiques ( centres experts inopérants, structures inadaptées à la prise en charge de la folie.. )
Je ne sais plus.
Je sais que dans le Jura ou le Doubs il y a eu une expérience avec le Dr Besançon, il y a plusieurs années et dont j'avais entendu parler à France Culture. Demandez à l'INA .
Fondation Vincent de Paul à Phalsbourg clinique pour adolescents rachetée par la Fondation Vincent de Paul et transformé en soins étude où j'ai travaillé pendant 2 ans accueillant une vingtaine d'adolescents est prête après quelques travaux à passer à 40 adolescent en lien avec le collège lycée lequel de Phalsbourg (en Moselle)
mmmh… ça ne vous mettrait pas de baume au cœur, en résumé, il n'y a pas de petit pouvoir et les originaux attirent souvent les foudres … mais peut-être que ça vous parle.
Reprendre la matière du moment "SCIC" en prenant le temps d'approfondir vraiment les questions, les positionnements de toustes à chacun.es, etc…
Actuellement, je vis une situation dans laquelle l'association est soit disant bientraitant, alors que c'est l'inverse maltraitance envers les salariés.
non
Je ne sais pas. Voir l'institut mutualiste montsouris à Paris
Il existe dans la littérature spécialisée des expérience d'interventions dans des établissements soumis à des disqualifications majeures. Peut-être là aussi est il possible de regarder les dynamiques de "résistances" et de transformations mises en œuvre
Si vous souhaitez partager d'autres réflexions…
Malgre nos efforts pour les satisfaire, les tutelles du 41 n'ont pas jugé bon de continuer à aider l'association le Halo via l'ESS (équipe de soins spécialisée) que nous avions montée. Nous renonçons donc à ce dispositif. mais nous trouverons d'autres moyens pour continuer à accueillir nos patients dans la ville, en plus des consultations, avec des activités culturelles animées par des bénevoles , fonctionnement inspiré des cliniques du 41. Devenir un club thérapeutique ?
La transmission du savoir , transmission de l'importance de la PI et de son utilité encore aujourd'hui!…aux futurs soignants mais aussi à ceux qui la découvre… Pourquoi veut-on la défendre ? Si on parle de défendre, on parle d'attaque….Quels attaques politiques gouvernementales? Au profit de quel grand groupe? Qui est attaqué ? Quels valeurs sont touchées ? … Jadis, le mouvement de la PI venait en lutte pour défendre un soin plus humain, d'entraide, d'etre et de faire ensemble, de reconstruction au sortir de la guerre qui a vu des gens mourir de fins dans les asiles psychiatriques. En 2026?? Quelle place y a t il pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques de nos jours? A l'heure où on pronne la guérison à tout prix, du soins de très courte durée, un diagnostic éclair et des médicaments selon un questionnaire dûment rempli …la PI est dans le viseur, jugée arriérée et obselète, à contre courant…la PI est un mouvement qui ne suit pas celui de nos politiques…Il est plus qu'une manière de soigner, c'est aussi un "courant" philosophique, de savoir vivre, de respect de valeurs humanistes…et il aide par son fonctionnement à défendre les patients comme des personnes en souffrance qui ont des droits ….droits d'exister, de vivre, de décider, de s'exprimer, le droit d'être malade, face à un monde qui veut uniformiser des pratiques, protocoliser, chiffrer, rentabiliser, un monde où il n'est pas question d'acceptation de la différence mais bien de réduire les différences, d'écraser les minorités….dans un contexte inquiétant de montée de l'extrême droite…je vois la PI comme une certaine forme de lutte indirecte, libre qui résiste au monde et permet donc de se soigner ou d'avancer.. Resister, prendre le temps du soin ( à la Chesnaie: des wagons à l'arrêt là le train de la vie défile) , de son bien être, de sa santé mentale…la PI permet peut être se décalage, c'est à dire , de pouvoir se soigner non pas pour être acceptée dans une société qui ne veut pas des fous, mais bien avec cette réalité que Le monde est fou/dirigé par des fous, des riches puissants…Mais la PI permet de se soigner tout en ayant le droit d'être parfois/souvent/toujours en désaccord avec le monde qui nous entoure, d'être différent et cultiver cette différence. Au début du mouvement de la PI, les premiers ateliers (je crois) étaient de cultiver les sols….cultiver les différences, vivre ensemble, s'aider… c'est une certaine forme de lutte sociale. Je cause un peu du soin et politique..le club permet cela…en rendant légitime la parole du malade et lui donnant une importance, c'est le soin via les interactions sociales et la place que l'on se donne les uns les autres…
Il me semble que beaucoup de soignants et de patients souffrent de l'évolution actuelle très délétère et qu'il est important que des lieux existent pour simplement rester vivant et créatif dans sa pensée et son travail,retrouver du sens porteur.
Avec tout mon soutien pour vos projets, Bien à vous.
Personnellement j'ai travaillé comme infirmière à l'institut Marcel Rivière de la MGEN à La Verrière en Yvelines, dans les années 75-77, où la psychanalyse avait beaucoup d'importance
La Chesnaie a été un lieu de soin très important pour notre fille. Il est vital que la psychothérapie institutionnelle puisse continuer à vivre sans doute sous d'autres formes. Merci pour tout ce que l'asso a déjà fait.
Il n'y avait pas de choix multiple possible dans la rubrique sur l'investissement dans l'association. Je suis prête à m'investir dans ce projet si les orientations qui seront prises correspondent à mes valeurs, il n'est sans doute pas indispensable pour cela de faire partie du CA.
Je suis de garde samedi, dommage mais reste disponible Cordialement
Juste une référence. Le recueil "Vallée du Silicium" de Damasio Alain parle de l'IA dans une réflexion projective en lien avec le modèle de société que l'on nous propose/impose. Une nouvelle évoque la fermeture des hôpitaux psychiatriques en Californie et l'externalisation des soins et toutes les dérives qui en découlent.
c'est si précieux, cette approche… pour ma part ça devient un objectif incontournable, d'habiter sur un lieu d'accueil et d'y participer…parce que ça devient incontournable, dans les cercles proches de beaucoup de monde ; reste, en ce qui me concerne, à rencontrer les gens et le lieu. je suis très frustrée de n'être jamais venue passer de temps ni à La Borde, ni à La Chesnaie, que je connais par ricochet depuis si longtemps…
SURTOUT associer les personnes dominées, en l'occurrence, les pensionnaires, quel qu'ils soient càd même "délirants" car il y en a des vérités à entendre mais qui sont difficiles à prendre en considération pour les névropathes que nous sommes.
Je porte actuellement un projet de séjours itinérants à visée thérapeutique, inspiré entre autres de mon expérience à la Chesnaie. L'association, baptisée "Roue Libre", a vocation à proposer des séjours itinérants (à vélo dans un premier temps) à des publics mixtes (handicaps psychique et/ou invisible, rééducation fonctionnelle, difficultés sociales) dans une démarche à plusieurs dimensions : le rapport au corps, à travers l'effort physique, le rapport au groupe, à travers la co-construction du séjour, la vie quotidienne, la vie collective, la co-soignance, et l'ouverture au monde à travers la découverte de nouveaux lieux, la confrontation aux éléments. J'espère que les Ami·es me permettront de donner de la visibilité à ce projet via leur newsletter.
Tout est fait pour démonter un principe qui fonctionne tout ça parce nos dirigeants n'ont pas la main. A l'heure actuelle, l'humain n'est pas considéré.
une Maison d'accueil Spécialisée!!! exige une prise en charge au quotidien très importante. Alors quand l'ARS dit: à budget constant ( donc à moyens constants), on se dirige obligatoirement vers de la maltraitance des résidents d'où découlera la maltraitance du personnel
Ne jamais lâcher une psychiatrie qui fonctionne


Le questionnaire

Y a-t-il du désir, de la motivation pour poursuivre une activité associative dans la continuité du projet des Ami.es de la Chesnaie ?
L’association doit-elle se centrer sur le devenir de la Chesnaie ou élargir son champ d’action à la psychothérapie institutionnelle, voire à un champ plus large ?
Le projet de rachat de la clinique est caduc, et de sourdes menaces pèsent sur le devenir de la Chesnaie et de la Borde et des lieux qui se revendiquent de la psychothérapie institutionnelle.
Quel objet l’association pourrait-elle se donner pour continuer à exister ?
Quels modes d’action imaginez-vous pour l’association ?
Souhaitez-vous partager des projets, en cours ou déjà montés, susceptibles d’intéresser les membres de l’association ?
Souhaitez-vous partager une ou des expériences similaires vécues dans d’autres lieux de soin ou de médico-social ? Quelles problématiques avez-vous rencontrées ? Quelles solutions ont été mises en oeuvre ?